La durée de vie des potelets et des supports de signalisation peut être plus ou moins longue en fonction de leur implantation.

En effet, ces dispositifs de protection installés pour lutter contre l’incivilité ou la maladresse des automobilistes sont présents dans toutes les villes et villages de France. On les compte par centaines de milliers sur le territoire français. Les services voirie d'une seule ville de la première couronne parisienne de 95000 habitants, doivent changer chaque années 10 % de son patrimoine de potelets cassés ou sévèrement endommagés.

"Il n’est pas rare d’intervenir 5 à 6 fois par an sur le même site".

Ce fléau ne s’arrête pas aux portes de l’Hexagone et en Allemagne, la ville de Cologne, métropole d’ un million d’habitants, vient de lancer un programme sur plusieurs années de remplacement des potelets et des poteaux de signalisation qui sont régulièrement endommagés.

La métropole allemande a opté pour une solution ingénieuse de potelets et supports à ressorts.

Les services techniques de la ville ont calculé que le coût de ces nouveaux dispositifs flexibles serait amorti dès la troisième réparation d’une solution traditionnelle. On peut considérer que le prix d’achat moyen d’un potelet standard ou d’un support de signalisation est de 50 à 100 euros, mais c’est surtout la main d’œuvre qui est de loin le poste le plus conséquent avec 300 euros, en intégrant la réparation de la voirie (réfection des enrobés ou des pavages).

Une équipe de voirie municipale en régie (un Véhicule et 2 techniciens) ne peut remplacer que 4 à 5 poteaux par jour. C’est pour cette raison que de plus en plus de villes s’intéressent aux dispositifs de potelets indestructibles ou toute solution qui peut ralentir la fréquence de remplacement des mobiliers.

Alors quelles sont les solutions pour réduire la destruction des potelets ?

Le potelet à mémoire de forme à base de polyuréthane ? Depuis quelques années, une nouvelle catégorie de potelets s’est développée, les « mémoire de forme ». Principalement fabriqués à base de polyuréthane, ces dispositifs ont la particularité de retrouver toute ou partie de leur forme initiale même après l’impact d’un véhicule.

Inconvénient, après quelques impacts sévères accentués par la température ambiante, ils perdent une partie de leur verticalité (effet de courbure). Autre limite du système, ces dispositifs en polyuréthane ne sont pas encore déclinés en support de signalisation.

On trouve ces potelets pour un prix de 150 euros pour les produits de bonne facture.

Nouveau venu sur le marché, le potelet flexible sur ressorts à disque Ces potelets sur embase à ressort de type AUGUSTAFLEX (leader européen sur ce marché) pourrait séduire de plus en plus de collectivités soucieuses de diminuer les frais de maintenance.

Le fabricant s’engage sur une garantie de 5 ans du dispositif à ressort. C’est dire s’il a confiance dans la solidité de son invention. Les potelets peuvent se décliner dans les design traditionnels que l’on retrouve sur le territoire français, c'est à dire, boule, gorge, Champs Elysée.

Le principe est simple. Pendant un choc de véhicule, le potelet peut s’incliner jusqu’à 90° dans tous les sens et revient à sa position initiale. Seule la force d’un véhicule peut faire bouger le potelet. Il est impossible de le plier manuellement ce qui accentue la sécurité du public.

Comme les potelets à mémoire de forme, cette nouvelle solution se décline en version à sceller et amovible tout en adoptant le design des potelets les plus communs.

Photo ci-dessous: Potelet Augustaflex design boule. A priori, rien ne le distingue d'un potelet standard...sauf sa capacité de résistance aux chocs.

Mais quelles sont les solutions pour réduire la destruction des supports de signalisation ?

C’est bien l’avantage principal du système AUGUSTAFLEX puisqu’on peut l’utiliser comme support de signalisation de police.

Le dispositif fonctionne pour des mâts jusqu’à 3,50 m de hauteur. Les mâts de signalisation peuvent encaisser des chocs jusqu’à 40 ° d’inclinaison et reprendre leur verticalité initiale. Le coût d’installation de ce système est amorti entre la deuxième et troisième réparations, en tenant compte des frais d’équipes en régie ou d’appel à l’entreprise privée. Sans compter sur le préjudice visuel et sécuritaire d'une signalisation hors service.

Photo ci-dessous: Poteau de signalisation déformé par un véhicule. Le poteau devra être changé, entrainant la dépose du support existant, la confection d'un nouveau massif et de finitions au sol, la repose d'un nouveau mât, le démontage et remontage de la signalisation. Chaque semaine, des centaines de supports de signalisation sont ainsi impactés dans nos villes et campagnes, et le plus souvent au même endroit !